Escale à Kuala Lumpur

Lors de mon retour d’Australie en février 2015, je me suis retrouvée à Kuala Lumpur pour une escale d’une douzaine d’heures. Et par chance, ces douze heures étaient en journée. J’ai donc voulu en profiter pour découvrir -très rapidement- la capitale de la Malaisie.

Capitale de la Malaisie, Kuala Lumpur est située à 45km de la mer. Avec plus de 1 600 000 habitants et étendue sur plus de 240km², son nom signifie « confluent vaseux » en malais, en raison de sa position géographique à la confluence de deux cours d’eau : le fleuve Klang et son affluente Gombak.

L’aéroport

Je ne garde pas le souvenir d’un aéroport immense. Fait sur plusieurs étages, comme souvent l’un est réservé aux vols nationaux et un autre aux vols internationaux.

En arrivant, plusieurs étapes se sont succédées. J’ai pris le temps de me repérer, et je me suis dirigée vers la douane. Ils prennent l’empreinte des deux index, puis me tamponnent mon passeport, je suis libre d’aller explorer le pays ! Juste quelques heures d’accord, mais Kuala Lumpur, me voilà !

Passant devant le comptoir, j’en ai profité pour acheter un ticket aller-retour pour Kuala Lumpur avec le KL express. J’ai payé 70 ringgit, la monnaie locale. Cela équivaut à une quinzaine d’euros. J’avais à ce moment là encore toutes mes affaires avec moi. J’en ai profité pour passer aux sanitaires, me laver et me changer. Ce pays étant principalement de religion musulmane, j’avais choisi de porter un pantalon et un tee-shirt léger. Je n’ai pas regretté ce choix par la suite.

J’ai ensuite repéré le « luggage store » afin de déposer le gros de mes affaires (niveau 3, tout au fond à gauche quand on sort des bagages), ne gardant que le minimum pour quelques heures. Cela m’a finalement coûté 18 ringgit pour la journée.

Une fois prête à sortir (et j’ai vraiment pris mon temps pour tout ce que je vous ai dit avant), je me suis dirigée vers le niveau -2 et je suis montée dans le train, direction la city ! Durée moyenne du trajet annoncée : 33 minutes. Let’s go !

La Sentral

Euuuuh comment dire … Bon bah voilà … j’avoue … je me suis complètement paumée dans Sentral. Déjà c’est grand. Ensuite j’avais pas de plan. Et puis il y a des magasins de partout. Et puis il y avait encore tout plein de décorations du nouvel an chinois et c’était tout joli. Bref je me suis paumée quoi.

Du coup, comme la matinée était déjà bien avancée, j’ai mangé un petit sandwich et puis j’ai finalement pris un ticket pour un bus Hop-on-Hop-off, que j’ai payé 45 ringgit. Première fois de ma vie que je prends ce genre de tour « organisé » dont je me faisais une idée très un peu « bof bof ». Finalement, c’était assez libre, il y a une vingtaine d’arrêts en ville, aux points d’intérêts principaux, et tu descends et tu remontes quand tu veux dans le bus, sachant qu’il y en a très régulièrement, je dirais toutes les demi-heures environ. D’ailleurs il y a même moyen de savoir où sont les bus avec un site de tracking gps.

Bilan de ma journée

J’ai donc passé la journée à me balader en ville. Je n’ai pas fait tous les arrêts du tour parce que :
  1. je pensais que je n’avais pas le temps,
  2. j’étais méga fatiguée.
Je suis donc montée dans un premier bus à Sentral (arrêt 11b), et me suis arrêtée une première fois au Palais national (arrêt 13). Les deux arrêts qui m’ont le plus marqué sont bien sûr les fameuses Tours Petronas (arrêt 22) ainsi que le quartier de China Town (arrêt 8)

Les tours Petronas

Construites dans les années 90, les tours Petronas ont été, un jour, les plus hautes tours du monde. Comme leur nom l’indique, elles abritent les bureaux du géant pétrolier Petronas, mais également des magasins, une salle de concert, une mosquée, et j’en passe. Bien qu’impressionnantes, ces tours m’ont un peu rebuté. En fait le quartier n’est pas vraiment accueillant. C’est la city. Les commerces sont uniquement des magasins de luxe (beaucoup de marques françaises d’ailleurs), et il y a énormément d’hôtels. Il y a un parc derrière les tours, l’herbe y est interdite d’accès. Bref cela donne un décor froid, presque inhumain. J’avoue que ma fatigue ne m’a certainement pas aidé à voir le côté positif, mais je n’ai pas trop aimé ce quartier.

China Town

Après ce passage dans le quartier froid des tours Petronas, j’espérais retrouver de la chaleur et de la vie dans le quartier de China Town. Première impression : « tiens on dirait Khao San Road, mais avec une odeur un peu très beurk ». Il y avait un marché, j’ai donc erré  quelques temps entre les étals. Je ne savais pas quoi faire : me lancer dans une visite étendue du quartier ? Mais vers où ? Ou bien me faire masser pour trois fois rien ? Après tout, j’avais repéré plein de boutiques proposant des services de massage, de soins esthétiques, de manucure,etc. Je me suis finalement installée en terrasse et j’ai dégusté un thé et des gâteaux en me laissant aspirer par l’animation de la rue.

Mon avis

Comme ça, brut de décoffrage, je dirais que, honnêtement, je n’ai pas aimé cette ville. C’était bruyant, en travaux, et au choix sale et malodorant ou complètement aseptisé. Mais, en remettant dans le contexte, j’avoue que j’étais fatiguée, seule, et pas hyper bien organisée. J’aime me laisser porter par la découverte et l’inconnu, mais pour assurer une bonne journée d’escale, je recommanderais de préparer un minimum le planning, en ayant au mois un ou deux objectifs de visite par exemple. Ou bien en ayant en tête un endroit où aller manger local. Enfin quelque chose qui évite de déambuler dans des quartiers qui ne correspondent pas aux envies. Je prends bonne note moi-même de ces remarques et ne referais pas la même erreur !