Après mes deux jours à Huahine, je me suis envolée en direction de Raiatea, l’île sacrée. Plus grande que sa voisine, cette île est également la seule de îles sous le vent à posséder une rivière navigable, la Faaroa. Mais cette particularité est loin d’être la seule de l’île …

 

Où dormir à Raiatea ?

Lorsque j’ai cherché où dormir sur l’île de Raiatea, j’ai privilégié un lit plutôt qu’un camping, n’ayant pas l’équipement, mais à un tarif acceptable, et c’est à la pension Tepua que j’ai trouvé mon bonheur puisqu’ils proposaient douze places en dortoir, via des lits superposés (d’après leur nouveau site il n’y a plus que six places maintenant).

Ariititi m’a récupéré à l’aéroport et après m’avoir montré la pension, et laissé le temps de poser mes affaires, elle m’a gentiment proposé de m’emmener faire quelques courses. En effet, la pension ne propose pas de repas sur place, mais une cuisine est disponible pour les voyageurs. J’ai donc fait quelque achats, de quoi me nourrir pendant ces trois jours.

A retenir sur la pension Tepua :

  • à moins de 3km d’Uturoa
  • accueil très très sympathique
  • cuisine à disposition (frigo, plaques, couverts, etc.)
  • piscine
  • en bord de lagon avec ponton mais pas de plage

Plongée avec Hemisphere Sub

Il me restait encore une plongée à faire à Tahiti pour valider mon niveau 1, mais je n’ai pas hésité à profiter de l’occasion d’être à Raiatea pour y plonger, et je n’ai pas été déçue du tout ! Farid, du club Hémisphère Sub, m’a récupéré à la pension à 7h30 et nous nous sommes mis à l’eau dans la passe de Teavapiti, sur la côte Est de l’île. Je n’avais pas pris mon caisson étanche pour cette plongée, donc pas de photos, mais j’en ai pris plein des yeux. J’ai vu beaucoup de petits requins, notamment des pointes noires, de vraiment prêt, et de nombreuses espèces de poissons. Incroyablement bien !

Marae Taputapuatea

J’ai loué une voiture le temps d’une journée, et j’ai ainsi pu en faire le tour tranquillement, mais malheureusement sous la pluie. J’ai quand même apprécié énormément ce tour de l’île, qui m’a permis de voir plusieurs villages, d’avoir des points de vue que je soupçonne incroyables …

Un de mes objectif de la journée était de me rendre au marae Taputapuatea, qui est très facile d’accès car il se situe en bord de route. Le marae royal de Taputapuatea est le plus grand et le plus sacré des marae de Polynésie. Encore aujourd’hui des communautés d’Hawaii, de Nouvelle-Zélande ou des îles Cook y viennent en pèlerinage. Je m’y suis longuement baladé. De nombreux panneaux explicatifs sont disséminés sur le site, ce qui permet d’en savoir plus sur la culture polynésienne, mais également la flore présente. Et en bonus j’étais complètement seule sur le site, les seuls êtres vivants que j’y ai rencontré étant les crabes de terre (Cardisoma carnifex) appelés tupa en Polynésie.

Ce marae fait l’objet d’une inscription au Patrimoine mondial de l’Humanité ! Démarche entamée en 2005, l’inscription définitive se fera peut-être en juin ou juillet 2017.

Le temple de Tevaitoa et le marae Tainuu

De l’autre côté de l’île, à Tevaitoa, je me suis arrêtée devant le temple protestant. Ce temple a été construit en 1961 et il ne passe vraiment par inaperçu dans le paysage. J’ai fait le tour du bâtiment, et y ai trouvé un autre marae. En cherchant après son nom, j’ai appris qu’il s’agissait du marae Tainuu, et qu’il est notamment constitué de gros blocs de coraux. Il mesure 50 mètres de long. Il est curieux de voir comment le temple protestant s’est imposé sur un lieu sacré…

 

Le marché artisanal d’Uturoa

Le matin de mon départ, je me suis rendue à Uturoa afin de faire un tour au marché artisanal. La partie au rez-de-chaussée qui abrite les fleurs, les fruits et légumes n’était pas très bien servie. Hors saison touristique, hors saison tout court peut-être … En revanche, à l’étage, les stands d’objets artisanaux étaient pour la plupart ouverts. J’ai pu y acheter un peu de monoï. Il y avait également de magnifique sculpture, mais malheureusement hors budget pour moi. Vous y trouverez tous les souvenirs classiques, vanille, paréos, bijoux en coquillages, perles, etc.

Ce que j’ai loupé à Raiatea

J’aurais aimé être en forme pour gravir le mont Temehani et voir de mes propres yeux la fleur du tiare Apetahi, qui est endémique de l’île et qui ne pousse que sur le plateau de ce mont. Menacé de disparition, ce tiare est unique de part son nombre de pétales. Alors que tous les autres ont un nombre pair de pétales, le tiare Apetahi en a toujours cinq. Il y a une belle légende qui accompagne ce tiare, une histoire faite de trahison et d’amour.

 

Prix transfert aéroport-pension (XPF)

Prix nuit dortoir 1 place (XPF)

Prix plongée (XPF)